Sakura, sushis, Sega et.... Sim card - Yufu-shi, Japon
Yufu-shi, Japon
Première vrai journée au Japon, on a décidé d'aller voir les cerisiers en fleur. Il pleut, mais comme la floraison a commencé le ou vers le 29 mars, on est 2-3 jours passés le peak de floraison, alors même s'il pleut, on préfère se dépêcher d'aller les voir avant qu'il ne soit trop tard. Surtout qu'il annonce de la pluie toute la semaine de toute façon. Notre guide de voyage nous recommandais un itinéraire moins achalandé par les gueux (les touristes) pour admirer les cerisiers en fleur. Une magnifique promenade sur le bord d'un canal bordé de cerisiers en fleur, avec des grues (l'oiseau, pas la machine), des aigrettes et des canards. Et au bout, pour la fête des "Sakura" ( cerisier en japonais) des étals en plein air avec bouffe, booze, musique et danse. Je me serais bien passé de la musique et de la danse, mais les soupes et le gros mollusque non identifié qu'on a mangé étaient pas mal bon. Après avoir fait bombance, direction palais impérial et ses jardins. Bon. C'est un peu (beaucoup) un attrape-touristes. Le palais comme tel n'est pas accessible au public. On a seulement accès aux jardins. Et il y a un (le chiffre, pas l'article indéfini) spot d'a peu près 10 pieds par 10 pieds d'où on peut apercevoir au loin un bout du palais. Et comme de raison, toute le monde se pitch dans le dit espace pour une photo. Nous n'aurons donc pas de photo du palais impérial. Le jardin était bien, mais on est arrivé tard et on ne pouvait pas rester longtemps parce-que ça fermait. Pas un succès. Durant la journée, on a voulu utiliser le téléphone à Geneviève, lequel a (ou aurait dû avoir) accès a internet. Ça marche pas. Je grommelle un peu. On a prit la peine d'acheter une carte sim justement pour pas avoir à gosser et chercher notre chemin. On arrête dans un Starbucks pour leur wifi. Ça marche pas. Ça a l'air qu'il faut s'inscrire au Japon pour squatter le wifi des Starbucks japonais. On se dit qu'on va régler ça le soir a l'hôtel, avec le wifi (uniquement à la réception et pas dans la chambre... ). De retour à l'hôtel, je révise les documents reçus avec la carte sim et je me rends compte que j'ai oublié une étape. Il fallait s'inscrire avec les numéros écrits sur le cadre extérieur ("outer frame") de la carte ( numéro MSISDN et IMEI). Je demande a Genevieve de me donner le dit cadre extérieur pour terminer l'installation. Elle me regarde d'un air interrogateur. Je lui montre le dessin dans le carnet d'installation. Et là, elle me répond tout bonnement: "je l'ai jeté!". C'était écrit juste au-dessus: "please keep the outer frame of your sim card until service has ended." Genevieve l'a jeté. Pas de numéro, pas d'Internet. Misère.... Je regarde sur internet dans le lobby de l'hôtel (le wifi ne se rend pas a la chambre) et sur leur site, ils indiquent que les comptoirs de la compagnie qui nous a vendu la carte (telecom square) sont uniquement dans les aéroports. La ride de train aller-retour pour l'aéroport est de plus de 2 heures.... Je fini tout de même par trouver, en cherchant pas mal, l'adresse du siège social, à Tokyo, pas mal plus proche. On se dit que ça vaut la peine d'essayer. Ils ont peut-être un comptoir de cartes sim... Wishfull thinking. C'est vraiment juste des bureaux. Sans réception. On s'essaie quand même. On entre. On se fait évidemment regarder vraiment bizarre par les gens qui entrent et sortent. J'intercepte quelqu'un et je lui explique mon problème. Contre toute attente, il me dit de m'asseoir dans un salle et qu'il va aller chercher quelqu'un. Et là ya une fille qui arrive. Qui prend 1/2 heure de son temps pour régler notre problème alors que c'est clairement pas sa job et qui en plus, passe son temps à s'excuser. De quoi, on le sait pas. C'est nous qui dérangeons!!! Mais elle nous trouve finalement les 2 numéros (avec un show de décolleté en prime!). Retour dans un Starbucks (Geneviève s'est inscrite hier soir) pour finaliser l'activation, laquelle nécessite internet. VICTOIRE!!! Direction Shibuya crossing, l'intersection la plus achalandée du monde. Et la meilleure place pour voir la marrée humaine, c'est à partir du.... Starbucks. Pas que leur café soit mauvais, mais quand on est habitué au café de St-Henri micro torréfacteur, disons que c'est assez fade. Et 3 fois en 48h, c'est limite overdose. Mais la vue du Starbucks vaut la peine. C'est assez impressionnant la quantité de monde. Et à chaque changement de lumière, ça se remplie à nouveau. C'est à se demander si ya pas des tokyoites payés par Starbucks pour juste se promener et traverser l'intersection sans arrêt. Anecdote: il y a une statue d'un chien dans le parc a l'intersection. L'histoire veut que son maître habitait près de l'intersection et trépassa. Son chien continua de l'attendre tous les jours, a l'intersection, pendant 10 ans, jusqu'à sa propre mort. D'où la statue. Quel maître ingrat! On s'est ensuite dirigé vers le quartier des geeks, electric town. Plein de magasins de jeux, des gens déguisés en manga japonais, multitude d'arcades et des genre d'arcades qui ont l'air de se jouer avec des billes d'acier. Avec un dude qui a des paniers de biles d'acier. C'est pas clair c'est quoi. On aurait dit un mélange de machine a boules, machine a sous et arcade. J'aurais bien investigué la chose, mais le bruit était insoutenable. C'était pas mal plus tranquille au dernier show de Metallica. On a joué a 2-3 arcades (Geneviève tient à ce que je souligne qu'elle a gagné à l'arcade de ski) mais c'était pas évident, tout étant écrit en japonais.... Ceci dit, ça faisait longtemps que j'avais pas joué dans des arcades et je dois admettre que c'était plutôt cool. On a aussi regardé des japonais jouer a un genre de dance dance revolution, mais avec les mains. Et ils portent des petits gants de coton pour glisser sur le bord et aller plus vite. Ils sont vraiment intense. Pour finir la journée, on est allé aux bureaux siège du gouvernement métropolitain de Tokyo, avec ses 2 tours "Notre-Dame-de-Paris style". L'accès au 45e étage est gratuit et il y a des grandes fenêtres pour admirer Tokyo de haut. Dans notre cas, on a donc vu Tokyo de nuit, donc pas de mont Aso. C'était probablement moins haut et moins impressionnant que la Tokyo Sky Tree, mais 60$ juste pour la vue, je trouvais ça excessif un peu. Lendemain, on se lève tôt pour le marché aux poissons. On n'est pas allé a la criée au thon parce-que c'est compliqué. Il faut réserver, arriver pour 5:00 am. Bref, le marché "ouvre" au public en général des 9:00. Je dis "ouvre". Les touristes ont accès au marché aux poissons, mais c'est pas une attraction faite pour les touristes. C'est un vrai marché avec des vrais gens qui travaillent pour vrai. Et les touristes les dérangent. Le marché est immense et ça grouille partout. Beaucoup de chariots électrique qui zigzaguent entre les étals, les autres chariots et... les touristes. Ils avertissent d'ailleurs qu'ils sont pas responsables si tu te fais écraser ou si tu glisses dans une flaque de jus de poisson et que tu te fends le crâne. Et contrairement au Québec, je soupçonne que ce soit valide. Une fois le sentiment d'être une nuisance un peu passé, c'est fort agréable de se promener est de voir toutes les sortes de poissons et surtout de coquillages/ mollusques et algues qui s'y trouvent pour nourrir autant de gens ! Et c'était cool de les voir dépecer des thons gigantesques (presqu'aussi gros que la truite que j'ai pognée au lac Bédard l'an dernier) avec des immenses couteaux de samuraï. Et ils ont de gros congélateurs qui descendent jusqu'à -60 celcius afin de surgeler le poisson ( le thon, surtout). Et après avoir vu autant de poissons, il était de mise d'aller manger du sushi. Dans les guides de voyages, ils parlent de restos de sushis autour du marché avec des tapis roulants de sushis qui passent devant toi et tu choisis ce que tu veux. Ca avait l'air cool, mais il y avait des immenses files de touristes devant. J'ai dit a Geneviève: "c'est hors de question que je fasse la file pendant une demi-heure sous la pluie pour du sushis. Je peux pas croire qu'il n'y a pas d'autres places décentes sans des troupeaux de gueux." On cherche un peu et Genevieve choisi un resto... complètement vide. Pas de juste milieu, c'est tout ou rien! Ceci dit, on était un peu tôt et le resto s'est rempli quand est arrivé l'heure du lunch, mais disons que ça inspirait pas trop confiance au début. Le sushi y était très bon. Le poisson était délicieux et les morceaux très généreux, mais je trouvais que le chef mettait un peu top de wasabi a mon goût. Ceci dit, ça valait quand même la peine, ne serait-ce que pour voir le chef travailler et prépare les sushis. Après le lunch, direction temple de Senso-ji, avec la fameuse pagode à 5 niveaux. Bon, le temple et la pagode sont bien beaux, mais c'est pas vraiment mon truc. Je trouve que c'est beaucoup de niaisage ( le monde qui font brûler de l'encens et qui s'aspergent de la fumée, le monde qui jettent de l'argent dans des genres de cascades métalliques, les boîtes pour faire des vœux (payants eux aussi)). Bref, des arnaques. On prend 2-3 photos et on se pousse. On veut rentrer un peu plus tôt parce-que demain, départ pour Yufuin a 5:00 du matin. On teste l'efficacité des transports japonais avec un horaire serré. Suite au niaisage de l'escale en avion, on a décidé de réduire la perte de temps en gare. D'après l'horaire établit par Nao (qu'on remercie encore ici), on a 3 escales de 29, 22 et... 7 minutes. On vous redonne des nouvelles de contrées plus sauvages. Denis et Geneviève! PS: Vous pourriez faire un peu plus attention. Ça fait pas 1 semaine que je suis parti et déjà vous avez laissé Pacioretty se faire casser la tête! C'est parce-qu'on va en avoir besoin en séries!! PS2: les jeux télévisés japonais sont complètement débiles. Dommage qu'on comprenne pas tout, mais le dernier en lisse, il fallait imiter le son d'animaux que le participant précédant nommait, le tout dans un chanson. Quand un participant ratait, il recevait des coups de bâton. PS3: les lits doubles japonais sont pas vraiment fait pour des nord-américains. Je suis pas particulièrement grand, voir presque nain, et pourtant, mes pieds dépassent du lit. PS4: on a mangé dans un genre de fast-food japonais et je leur lève mon chapeau. Ils ont vraiment compris le sens de "fast" dans fast-food. On a chronométré 1:15 entre le moment où le gars a passé sa commande et le moment où il a été servi. 1 tasse de thé, 1 bol de riz, 1 salade, 1 soupe miso et un plat de viande (de type bacon, de porc ou de bœuf). 5 minutes plus tard, il était déjà reparti. Il fallait le voir approcher le bol de sa bouche pour scooper le riz plus vite. On commence à comprendre pourquoi c'est un petit japonais qui gagnait toujours le concours de hot-dogs.... PS5: l'architecture de Tokyo est assez hétéroclite, ou grandes tours modernes et petites maisons se côtoient. Par contre, les constructions le moindrement récentes sont en béton et sont conçus pour résister aux tremblements de terre. PS6: c'est interdit de parler au cellulaire dans les transports en commun et il doit être en mode silencieux. C'est fort agréable. Une autre idée à importer au Québec. PS7: par contre, comme se moucher en public est considéré comme étant très impoli, tout le monde renifle. Tout le temps. Alors on est épargné par les sonneries et les conversations cellulaires afin de laisser toute la place au concert de reniflement en "fa" mineur. PS8: on a vu très peu de voitures, même à Tokyo. Et pas tant de scooter ( ou moto bike). Ici, c'est vraiment le vélo qui est dominant. Et leurs stationnement à vélos sont très bien conçus afin d'être le plus "space efficient ". PS9: on dirait vraiment que tous les japonais achètent leurs complets dans le même magasin. Ils sont tous noirs et presqu'identique. J'ai pas vu de complet gris, brun, charcoal ou bleu marine.... PS10: on a vu très peu de femmes qui portent des pantalons. Tailleurs, jupes, robes. Les japonaises, à défaut de montrer beaucoup de décolleté, montrent beaucoup de jambe.