2014-11-18

Le tourisme, un secteur économique de premier plan en Méditerranée



Le tourisme constitue un secteur porteur qui représente près de 12% du PIB des pays du bassin méditerranéen avec des pics à 19% au Maroc, 15% en Tunisie. La France, l'Espagne, l'Italie et la Turquie font partie des dix pays au monde attirant le plus de touristes. 20 millions de Méditerranéens travaillent dans ce secteur.

Malgré la crise économique et l’instabilité politique qui touchent l'ensemble de la région, la Méditerranée demeure la destination la plus prisée au niveau mondial, accueillant près de 30 % du total des voyageurs. Mieux, alors que la croissance fait défaut au sud comme au nord, cette industrie a le vent en poupe. En 2013, le nombre de voyageurs optant pour le bassin méditerranéen a augmenté de 6% par rapport à l’année précédente.
Mais la croissance n'est rien si elle n'est pas durable. Bétonnage des côtes, consommation irraisonnée d'une eau rare et fragile, flambée du prix de l'immobilier, invasion de hordes de « visiteurs », le tourisme peut provoquer des dégâts environnementaux considérables.

30 étudiants en journalisme en master class à la SEM

À la suite d'un partenariat entre l'OCEMO et l'Institut européen de journalisme (IEJ), 30 étudiants ont pu couvrir l'ensemble des manifestations de la Semaine Economique de la Méditerranée du 5 au 8 novembre 2014 à Marseille, sous la houlette des journalistes d'Econostrum.info et de l’équipe de l’OCEMO.

Après un cours dispensé dans leur école par deux journalistes du site internet spécialisé dans l'actualité économique des pays du bassin méditerranéen, les étudiants ont été plongés en condition réelle dans la couverture journalistique d'une manifestation.

Sous la direction de deux rédacteurs en chef en quatrième année à l'IEJ, les étudiants étaient répartis en trois groupes : les rédacteurs, les « community manager » et les journalistes reporters d’images.
Cette master class leur a permis non seulement de mieux appréhender les contraintes de leur futur métier mais aussi d'être publiés.

Le tourisme en Méditerranée se porte bien... merci !

L’OCEMO a réuni pendant 6 mois un groupe de travail composé d’experts des mondes économique, politique, universitaire et de la société civile qui ont analysé ce qui caractérise le tourisme et comment celui-ci peut contribuer au développement économique des trois rives de la Méditerranée. La session d’ouverture de la Semaine Economique de la Méditerranée « Destinations Méditerranée » est le fruit de leurs réflexions. L'occasion de rappeler que 330 millions de touristes sont venus dans cette région en 2013. France, Italie, Grèce, Espagne, Turquie, pays moteurs du tourisme méditerranéen, captent à eux seuls plus de 80% de ces arrivées. Il faut désormais également compter sur les pays émergents du tourisme comme la Croatie ou le Monténégro qui ont connu des hausses respectives de 22 % et 12,1% de leurs flux de touristes entre 1995 et 2012.

Certes la crise et les printemps arabes n'ont pas épargné ce secteur au nord comme au sud. Mais ces freins au développement se sont finalement avérés de bons aiguillons pour réinventer le tourisme méditerranéen en travaillant sur les logiques de territoires et sur un tourisme plus durable.

Un tourisme plus solidaire envers les populations locales



Ne plus être simplement consommateur mais acteur en devenant partenaire d'un projet de développement local. Ce crédo du tourisme solidaire devient de plus en plus une alternative au tourisme de masse. Au centre de cette nouvelle façon de voyager figure la volonté d'améliorer les conditions de vie des populations locales comme le démontrait Territoires Solidaires, organisateur d'un débat avec la Ville de Marseille, le MAEDI et la commission Méditerranée de CGLU lors de la 8ème Semaine économique de la Méditerranée. Ainsi, l'association Arc-en-Ciel a construit une auberge de jeunesse dans le village de Tanaïl au Liban. Arc-en-Ciel réinvestit toutes les recettes sur des projets destinés aux habitants de la localité. L'Institut de coopération pour le développement (ICD), augmente lui de 12%, en accord avec ses clients, l'ensemble de ses tarifs dans les packages qu'il propose (hébergement, excursions et même restauration). Avec ce surplus, l'ICD construit, par exemple, des écoles en Afrique de l'Ouest.

Tourisme Business Meeting



Table ronde pour donner des recettes pour mieux vendre, réunions B to B, Speed meeting pour découvrir de nouvelles opportunités... La soirée Tourisme Business Meeting proposée par la CCI Marseille-Provence a mobilisé les professionnels du tourisme de la région PACA. Une première, puisque cette manifestation agrégeait l'ensemble de l'offre du territoire. Hôteliers, restaurateurs, agences de voyages, viticulteurs... ont pu se rencontrer dans une ambiance très conviviale. La conférence s’est clôturée sur le clip « Si vous saviez tout ce qui se passe ici » de la dernière campagne marketing lancée à l’initiative de la CCI Marseille-Provence.

La Méditerranée de l'économie se retrouve à Marseille

520 entrepreneurs du bassin méditerranéen venus de vingt pays d'Europe et du sud de la Méditerranée ont répondu présents à la seconde édition des Med Business Days. Proposée par le Medef international, la CCI international Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'UPE 13 (Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône), cette manifestation a permis de tisser des liens entre dirigeants d’entreprises du nord et du sud. « L'international en Méditerranée, c'est plus que de l'export. Il s'agit d'un échange gagnant-gagnant » souligne Dominique Estève, président de la CCI régionale PACA, donnant le ton à des débats sur l'enjeu des partenariats d'affaires dans le bassin méditerranéen. Les discours ont été suivis par des rencontres B to B et des ateliers sectoriels.

Le tourisme à vocation sociale comme vecteur de développement.

La table ronde «  tourisme à vocation sociale : secteur en mutation, outil de développement économique des territoires » organisée par le Groupe Caisse des Dépôts (CDC) vendredi 7 novembre 2014 aux côtés de l’UNAT et d’Atout France a présenté des exemples de tourisme social.

Le tourisme social et associatif est né de la volonté de promouvoir un tourisme de qualité pour tous, notamment pour les jeunes, les ménages les plus modestes et pour les personnes souffrant d’un handicap. Il représente en Provence-Alpes Côte d'Azur 11% du PIB du tourisme, près de 150 000 emplois. Selon Christophe des Roseaux, expert tourisme à la direction du développement territorial de la CDC, « les 200 structures présentes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur génèrent 2,3 M€ de chiffre d'affaires ». Pourtant, le secteur peine encore à trouver des investisseurs. Une situation qui devrait évoluer car le tourisme social connaît depuis quelques années une profonde mutation de son modèle économique et s'oriente de plus en plus vers la rénovation du patrimoine.

Le tourisme, vecteur de coopération et de paix entre les nations méditerranéennes

Le Centre pour l'Intégration en Méditerranée (CMI) et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont organisé vendredi 7 novembre 2014 une table ronde sur le thème du « tourisme, vecteur de développement intégré et durable, de valorisation des patrimoines et d'échanges culturels », en présence de nombreuses personnalités.

« Le tourisme est un facteur de paix » estime Mounir Majdoub, secrétaire d'Etat tunisien au Développement durable. À ses côtés, Lahcen Haddad, ministre marocain du Tourisme, affirme que « le tourisme permet une rencontre entre les peuples ».
Tous les intervenants sont tombés d'accord pour voir dans le tourisme un vecteur de coopération. « Mais notre région a besoin d'un tourisme responsable, loin du modèle actuel de masse » avertit Mourad Ezzine, manager du Centre pour l'intégration en Méditerranée (CMI). « Je constate que le tourisme représente un réel potentiel d'échanges entre les rives du Sud et du Nord. Il nous reste à développer plus encore des espaces de dialogue entre les différents pays ».

Le tourisme d’affaires surfe sur la vague méditerranéenne

Lors de la huitième Semaine Economique de la Méditerranée, l'Office du Tourisme et des Congrès de Marseille et la Ville de Marseille ont tenté de convaincre les professionnels du tourisme de jouer collectif pour continuer d’attirer de plus en plus de congrès. Le tourisme d'affaires génère d'importantes retombées économiques. Un congressiste dépense en moyenne 200 € par jour, hors hébergement. « Les acteurs locaux doivent réussir à se coordonner pour séduire les organisateurs de manifestations » explique Maxime Tissot, directeur de l'Office du Tourisme et des Congrès de Marseille. « Cela concerne aussi bien les institutionnels que les différents corps de métiers concernés ». En seulement un an, Marseille est passée du 142ème rang au 74ème rang mondial, au classement de l'International Congress and Convention Association. Elle reste pourtant encore loin d'afficher les performances de Barcelone. Le dynamisme économique et culturel de la capitale catalane explique en grande partie le poids considérable de son tourisme d'affaires. Il représente 40% de son activité touristique contre moins de 25% pour Marseille.

Les collectivités locales s’engagent pour un tourisme durable

Le tourisme peut être durable seulement s'il prend en compte le contexte local estime le Programme des Nations Unies pour le Développement. Le PNUD organisait à l'occasion de la Semaine Economique de la Méditerranée une table ronde sur « l’approche locale au tourisme durable ». Pour Francesco Bicciato, diplomate des Nations Unies et conseiller au PNUD. « Le tourisme durable représente une opportunité. La coopération décentralisée reste la meilleure façon de le mettre en pratique. » Le PNUD a aidé de nombreux projets dans le bassin méditerranéen. Au Maroc, les oasis de Guelmim, Assa-Zag, Tata, Tan-Tan et Tarfaya ont bénéficié en 2006 du programme « destination oasis », qui a permis de créer un cluster fédérant dix-sept unités semi-industrielles et d'améliorer la commercialisation des produits locaux. De l’autre côté de la Méditerranée, l’agence albanaise Auleda a également bénéficié du soutien de l’ONU dans la région de Vlora. « Nous avons mis en place un fonds de financement et des micro-prêts pour soutenir les PME qui travaillent dans les secteurs traditionnels » affirme Mirela Koçi, directrice d’Auleda.

Économie sociale et solidaire: l'enjeu méditerranéen

L'ESS (Économie Sociale et Solidaire) se trouvait à l'honneur des 10èmes Rendez-vous économiques de la Méditerranée organisés par le Cercle des économistes et le FEMISE (Forum euroméditerranéen des instituts de sciences économiques).

L'ESS s'articule autour de trois attentes: développer la proximité sur le territoire, générer la performance économique et fortifier la solidarité. Elle est applicable à tous les secteurs de l'économie. "Nous ciblons les moins de trente ans sans diplôme", explique Ahmed Aït Haddout, président du réseau marocain d'économie sociale et solidaire. Au Maroc, plus de 50% des femmes sont analphabètes. Pour lutter contre cela, une centaine de coopératives s'échine à travailler sur leur couverture sociale. Le secteur financier constitue une priorité, " peu adapté à l'économie sociale et solidaire" concède André Cartapanis, professeur à Sciences Po Aix. Des banques coopératives se sont donc créées. Elles acceptent des rendements moindres. Les micro-crédits, les prêts participatifs, les "contrats d'apport" et les fonds d'amorçage associatifs s'ajoutent à la liste des outils financiers innovants.

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