2015-04-22



Au cinéma le 22 avril 2014

James Spader fait son entrée dans l’Univers Cinématographique Marvel sous les traits d'Ultron, un ennemi que vont devoir affronter les Avengers. Retrouvez une featurette sur ce personnage ainsi qu'une interview de James Spader, l'acteur qui l'incarne à l'écran. J'ajoute également un extrait du film et les notes de production.

Featurette : « Ultron »

Interview James Spader

James Spader rejoint l’Univers Cinématographique Marvel pour jouer un méchant. Il se dit ravi de l’aventure et revient sur ce qui l’a séduit dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON :

« Quand j’ai entendu parler du projet pour la première fois, un de mes fils avait à l’époque 19 ans et il avait toujours adoré les comics et les adaptations qui en avaient été faites au cinéma. Et de toute ma carrière, je n’avais jamais fait un film que mes enfants puissent voir avant d’avoir un âge certain. À l’époque, mon plus jeune fils avait 3 ans, et il s’intéressait déjà au fantastique, alors je me suis dit qu’enfin, j’allais pouvoir faire un film pour mes garçons. »

Il poursuit : « Je rejoins une équipe habituée à travailler ensemble depuis longtemps et qui connaît cet univers sur le bout des doigts. J’aime particulièrement faire mon entrée dans ce rôle parce que ce personnage connaît bien les Avengers. Ultron est en quelque sorte un être qui s’est créé lui-même, avec l’aide bien involontaire de Banner et de Stark. Il possède une connaissance encyclopédique à leur sujet, sur leur passé, leur histoire, leur vie, et il a une culture extrêmement poussée et globale de l’histoire complète de l’humanité. Et pourtant, il vient juste de venir au monde… »

Précisant davantage les capacités d’Ultron, James Spader ajoute : « Ultron peut avoir accès à tout ce qui relève de la technologie ; tout ce que l’on peut trouver sur Internet a nourri son savoir et il a intégré toutes ces données à son psychisme. Cela va même jusqu’à inclure les conversations. Et tout cela arrive en flux continu. Il n’exerce aucun contrôle sur cet accès et toutes ces données affluent sans interruption dans ses systèmes et ses programmes de traitement. C’est écrasant, presque impossible à appréhender. Il a des pouvoirs et des connaissances qu’il est incapable de dominer, ce à quoi s’ajoutent un orgueil démesuré et des tendances psychopathes prononcées… Un mélange détonant ! Ultron est beaucoup trop puissant pour son propre bien. »

Ultron est déterminé à détruire tous les Avengers, mais l’un d’entre eux présente pour lui un intérêt particulier. James Spader reprend : « Selon la perception globale qu’a Ultron du monde, Tony Stark personnifie complètement ce qui ne va pas à notre époque. Les Avengers représentent le reflet du déclin de la civilisation et en définitive, Tony Stark est responsable de l’existence d’Ultron. Très rapidement, Ultron devient un être qui se crée lui-même tandis qu’il continue d’avancer, de progresser, d’évoluer. Mais d’une étrange manière, pour les autres personnages qui font eux aussi leur apparition dans la saga, Tony Stark est un catalyseur du problème. »

James Spader a déjà joué au cinéma avec Robert Downey Jr., qui reprend ici son rôle de Tony Stark, alias Iron Man, et les deux hommes sont amis depuis des années. Pour James Spader, retrouver Robert Downey Jr. comme partenaire a été « un immense plaisir ».

Il explique : « Nous vivons dans des endroits différents du monde depuis un certain temps déjà, ce qui arrive souvent dans notre métier avec des amis très proches. Notre amitié est de celles, rares pour moi, qui sont vraiment nées en dehors des plateaux. Nous avons tourné ensemble il y a des années (NEIGE SUR BEVERLY HILLS, QUARTIER CHAUD), mais notre amitié est basée sur autre chose que le fait d’avoir partagé des plateaux de cinéma. Par la suite, la vie a fait que nous avons vécu dans des lieux très éloignés. L’un des grands plaisir sur AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a été de retrouver cette amitié, et Robert et moi nous sommes sentis à nouveau très proches dès les premières secondes. »

Pour James Spader, tourner AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a représenté de nouveaux défis : il n’avait jamais travaillé avec la capture de mouvements, essentielle à la création de son personnage, mais il était volontaire pour se lancer dans l’inconnu – une expérience qu’il a appréciée, selon ses propres termes. « Faire quelque chose de complètement nouveau après des décennies à avoir pratiqué mon métier d’une certaine façon a été le plus formidable des défis. C’est un procédé extraordinaire en soi. J’ai adoré que ce soit une découverte totale, et la possibilité de nourrir mon jeu de quelque chose de neuf et de différent de tout ce que j’ai pu faire jusqu’ici. »

C’est aussi la première fois que cet acteur chevronné travaille avec le scénariste et réalisateur Joss Whedon. Il confie : « Joss est extrêmement intelligent, c’est un homme plein d’humour et d’originalité. Ce sont des qualités que j’apprécie. Il apporte tout cela sur le plateau, et il l’a transmis au film. Quand l’excentricité et la personnalité du scénariste et du réalisateur parviennent jusqu’à l’écran, c’est formidable ! »

James Spader confie à propos du film : « C’est un véritable délice pour les sens. C’est ahurissant visuellement, par le style mais aussi par l’ampleur des images. Quand j’ai lu le scénario, certaines scènes m’ont paru énormes. Je me suis dit que ce serait sans doute moins impressionnant à l’écran, que l’échelle diminuerait au moment du tournage ou même durant le développement du scénario, mais ça n’a pas été le cas. Ce sont des histoires avant tout à échelle humaine, pleines d’émotions, servies par des images grandioses, et le mélange est fantastique. »

Il précise : « Un film peut être un magnifique spectacle tout en restant inaccessible parce qu’on n’arrive pas à entrer dans l’histoire et que l’on éprouve un inconfort, une distance par rapport à la joie, la tristesse, la mélancolie ou n’importe quel sentiment que l’on devrait ressentir en empathie avec les personnages. Ici, il y a du grand spectacle, mais une proximité émotionnelle qui permet de vivre, de respirer, d’éprouver en même temps que les personnages. C’est un film vivant, le cinéma au meilleur de lui-même. »

*****

Vous jouez l’un des plus célèbres méchants de l’univers Marvel. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Quand j’ai entendu parler du projet pour la première fois, un de mes fils avait à l’époque 19 ans et il avait toujours adoré les comics et les adaptations qui en avaient été faites au cinéma. Et de toute ma carrière, je n’avais jamais fait un film que mes enfants puissent voir avant d’avoir un âge certain. À l’époque, mon plus jeune fils avait 3 ans, et il s’intéressait déjà au fantastique, alors je me suis dit qu’enfin, j’allais pouvoir faire un film pour mes garçons. J’ai donc dit que ce projet m’intéressait très en amont, lors d’un rendez-vous avec Kevin Feige.

J’étais en train de tourner une série télé et j’en étais environ à la moitié quand Kevin m’a appelé pour me proposer le rôle d’Ultron. Il se trouvait que j’étais à Los Angeles, je faisais de la promo, et Joss a écrit quelques scènes pour me donner une idée de ce qu’allait être le personnage et voir si j’étais intéressé, si le rôle me parlait. J’ai retrouvé ensuite Kevin et Jeremy Latcham, et là ils ont apporté un dossier complet.

Le dossier contenait des illustrations montrant le personnage et ce à quoi il allait ressembler, et des pistes sur son évolution au cours du film. Ils avaient déjà incorporé des images de moi dans ce personnage. J’ai dit oui tout de suite, dans la pièce même où nous nous trouvions, parce que cela m’a semblé une aventure à la fois excitante et amusante. Et puis Robert Downey Jr. est un très vieil ami que je n’avais pas vu depuis longtemps, nous n’avions pas travaillé ensemble depuis des lustres et je pensais que ce serait plaisant de le retrouver sur un plateau.

Pouvez-vous nous parler de la façon dont vous avez joué un robot, et de la motion capture ?

L’un des points intéressants est que l’on a volontairement incorporé certaines de mes expressions faciales à la structure métallique du personnage – un personnage qui évolue au fil de l’histoire et tente de se définir autrement que comme un être humain ou une créature artificielle. Et pourtant, il adopte des gestes de plus en plus humains, son corps et ses articulations bougent de façon de plus en plus humaine, et ainsi de suite.

L’idée de base est née lors de notre première conversation avec Joss, quand je lui ai demandé quelle serait ma contribution au personnage d’Ultron. Il m’a dit que si je voulais, on pouvait ne pas se contenter de ma voix mais baser entièrement la création du personnage sur moi. Si j’étais prêt à franchir le pas, a-t-il précisé, ce serait formidable, mais le choix m’appartenait. Or, chaque fois que je fais quelque chose, je me donne à fond. C’est pour cela que je ne joue pas à des jeux d’argent ! J’ai répondu à Joss que j’étais partant pour la motion capture. Mais je ne savais pas du tout à quoi m’attendre…

La première fois que je suis arrivé au studio de motion capture, ils m’ont fait enfiler une combinaison et m’ont fait faire toutes sortes de mouvements, des exercices avec des gestes et des postures précises, qu’ils ont enregistrés grâce aux capteurs disposés partout sur ma combinaison et à des caméras placées tout autour de moi. Puis ils ont tout entré sur ordinateur et à peine 10 minutes plus tard, j’avais sous les yeux, sur les écrans, une image brute d’Ultron, mon personnage, et chaque mouvement que je faisais, il le faisait aussi ! Le lendemain, on a tourné en utilisant le processus complet, ce qui était pour moi à la fois intimidant et excitant. Je ne savais pas du tout ce que je faisais, tout me déconcertait, mais c’était génial et très amusant !

Quand je suis revenu un mois plus tard pour tourner, je savais très exactement dans quoi je mettais les pieds, et non seulement je me sentais à l’aise avec le processus, mais j’étais vraiment capable d’intégrer au personnage tout ce que je voulais faire passer, et je pouvais à présent servir de mon mieux la vision de Joss Whedon.

Vous avez pu jouer face à vos partenaires, dans la même pièce, en interaction. Cela a-t-il été une bonne chose pour vous ?

Je ne connais pas d’autre moyen de faire mon métier, je suis donc très reconnaissant que la technologie ait fait autant de progrès et me permette de jouer devant la caméra, sur le plateau, avec mes partenaires. Nous avons pu interagir les uns avec les autres, dans l’échange, je leur donnais tout ce que je pouvais et recevais d’eux tout ce qu’ils me donnaient. Ce que je ressens sur un plateau de cinéma est toujours dicté par le personnage que j’interprète. Mais ici, cela a particulièrement bien fonctionné. Je rejoins une équipe habituée à travailler ensemble depuis longtemps et qui connaît cet univers sur le bout des doigts. J’aime particulièrement faire mon entrée dans ce rôle parce que ce personnage connaît bien les Avengers. Ultron est en quelque sorte un être qui s’est créé lui-même, avec l’aide bien involontaire de Banner et de Stark. Il possède une connaissance encyclopédique à leur sujet, sur leur passé, leur histoire, leur vie, et il a une culture extrêmement poussée et globale de l’histoire complète de l’humanité. Et pourtant, il vient juste de venir au monde…

Qu’éprouve Ultron au sujet de Tony Stark ?

Selon la perception globale qu’a Ultron du monde, Tony Stark personnifie complètement ce qui ne va pas à notre époque. Les Avengers représentent le reflet du déclin de la civilisation et en définitive, Tony Stark est responsable de l’existence d’Ultron. Très rapidement, Ultron devient un être qui se crée lui-même tandis qu’il continue d’avancer, de progresser, d’évoluer. Mais d’une étrange manière, pour les autres personnages qui font eux aussi leur apparition dans la saga, Tony Stark est un catalyseur du problème.

Vous retrouvez Robert Downey Jr. après avoir tourné avec lui il y a plusieurs années…

Retrouver Robert a été un immense plaisir. Nous vivons dans des endroits différents du monde depuis un certain temps déjà, ce qui arrive souvent dans notre métier avec des amis très proches. Notre amitié est de celles, rares pour moi, qui sont vraiment nées en dehors des plateaux. Nous avons tourné ensemble il y a des années (NEIGE SUR BEVERLY HILLS, QUARTIER CHAUD), mais notre amitié est basée sur autre chose que le fait d’avoir partagé des plateaux de cinéma. Par la suite, la vie a fait que nous avons vécu dans des lieux très éloignés. L’un des grands plaisir sur AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a été de retrouver cette amitié, et Robert et moi nous sommes sentis à nouveau très proches dès les premières secondes.

Comment Ultron tourne-t-il la technologie à son avantage ?

Ultron peut avoir accès à tout ce qui relève de la technologie ; tout ce que l’on peut trouver sur Internet a nourri son savoir et il a intégré toutes ces données à son psychisme. Cela va même jusqu’à inclure les conversations. Et tout cela arrive en flux continu. Il n’exerce aucun contrôle sur cet accès et toutes ces données affluent sans interruption dans ses systèmes et ses programmes de traitement. C’est écrasant, presque impossible à appréhender. Il a des pouvoirs et des connaissances qu’il est incapable de dominer, ce à quoi s’ajoutent un orgueil démesuré et des tendances psychopathes prononcées… Un mélange détonant ! Ultron est beaucoup trop puissant pour son propre bien.

Comment s’est déroulé le tournage sous la direction de Joss Whedon ?

Quand Joss est venu me trouver à mon appartement de New York, nous sommes montés nous installer sur le toit et nous avons discuté pendant des heures en dégustant une bouteille de vin. Cela n’a fait que confirmer mon envie très forte de me retrouver sur un plateau avec lui. J’adore ce qu’il écrit. Il était enthousiasmé par l’originalité du personnage ; pas uniquement par ce qu’il peut avoir d’intimidant ou d’agressif, mais par ses incertitudes et ses problèmes – qui sont nombreux. Cela le fascinait, et moi aussi. Joss sentait une profonde dichotomie chez Ultron, et voyait en lui un être en contradiction avec lui-même. Je trouvais cela intéressant, cela s’inscrivait complètement dans la sphère d’influence de ce personnage, qui est très vaste. Sur le plateau, Joss distille cette vision d’ensemble jusque dans les moindres détails, et je trouve cela essentiel dans la relation entre un réalisateur et un acteur. Il est très précis et consacre beaucoup d’attention aux moindres éléments qui peuvent affecter l’ensemble.

Joss est extrêmement intelligent, c’est un homme plein d’humour et d’originalité. Ce sont des qualités que j’apprécie. Il apporte tout cela sur le plateau, et il l’a transmis au film. Quand l’excentricité et la personnalité du scénariste et du réalisateur parviennent jusqu’à l’écran, c’est formidable !

Pour vous, qu’est-ce qui a été le plus agréable dans le tournage de ce film, et le plus difficile ?

Pour répondre aux deux aspects de la question, c’est sans doute la différence que cela représentait pour moi par rapport à tout ce que j’ai pu faire avant. Faire quelque chose de complètement nouveau après des décennies à avoir pratiqué mon métier d’une certaine façon a été le plus formidable des défis. C’est un procédé extraordinaire en soi. J’ai adoré que ce soit une découverte totale, et la possibilité de  nourrir mon jeu de quelque chose de neuf et de différent de tout ce que j’ai pu faire jusqu’ici.

Qu’avez-vous le plus envie de voir dans le film, et selon vous, qu’est-ce que le public y trouvera ?

C’est un véritable délice pour les sens. C’est ahurissant visuellement, par le style mais aussi par l’ampleur des images. Quand j’ai lu le scénario, certaines scènes m’ont paru énormes. Je me suis dit que ce serait sans doute moins impressionnant à l’écran, que l’échelle diminuerait au moment du tournage ou même durant le développement du scénario, mais ça n’a pas été le cas. Ce sont des histoires avant tout à échelle humaine, pleines d’émotions, servies par des images grandioses, et le mélange est fantastique. Un film peut être un magnifique spectacle tout en restant inaccessible parce qu’on n’arrive pas à entrer dans l’histoire et que l’on éprouve un inconfort, une distance par rapport à la joie, la tristesse, la mélancolie ou n’importe quel sentiment que l’on devrait ressentir en empathie avec les personnages. Ici, il y a du grand spectacle, mais une proximité émotionnelle qui permet de vivre, de respirer, d’éprouver en même temps que les personnages. C’est un film vivant, le cinéma au meilleur de lui-même.

Extrait « Nous vaincrons ensemble» (VF)

À PROPOS DU FILM

Un film réalisé par Joss Whedon
Avec Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Chris Evans, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Don Cheadle, Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Paul Bettany, Cobie Smulders, Stellan Skarsgård avec James Spader et Samuel L. Jackson dans le rôle de Nick Fury
Un film produit par Kevin Feige

Les Studios Marvel présentent AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, la suite épique du plus grand film de super-héros de tous les temps. Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires, le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine. Afin de l’empêcher d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…

Le film Marvel AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON est interprété par Robert Downey Jr., qui reprend le rôle d’Iron Man, ainsi que par Chris Hemsworth dans celui de Thor, Mark Ruffalo dans celui de Hulk et Chris Evans dans celui de Captain America. Scarlett Johansson est à nouveau Black Widow et Jeremy Renner Hawkeye. La distribution compte également Don Cheadle dans le rôle de James Rhodes/War Machine, Cobie Smulders dans celui de l’Agent Maria Hill, Stellan Skarsgård dans le rôle d’Erik Selvig et Samuel L. Jackson dans le rôle de Nick Fury.

L’équipe des Avengers affronte cette fois James Spader dans le rôle d’Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine. Au cours de l’aventure, ils vont devoir affronter deux nouveaux venus aussi mystérieux que puissants, Pietro Maximoff, interprété par Aaron Taylor-Johnson, et Wanda Maximoff, jouée par Elizabeth Olsen. Ils vont aussi retrouver un vieil ami sous une nouvelle forme lorsque Paul Bettany devient Vision. Écrit et réalisé par Joss Whedon, produit par Kevin Feige, le film Marvel AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON est inspiré de la très populaire série de comics Marvel « The Avengers », dont le premier numéro remonte à 1963. Louis d’Esposito, Alan Fine, Victoria Alonso, Jeremy Latcham, Patricia Whitcher, Stan Lee et Jon Favreau sont producteurs exécutifs. Soyez prêts pour une aventure mouvementée : les Avengers sont de retour sur les écrans dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, le 22 avril 2015 au cinéma.

Cliquez sur l'affiche pour lire mon avis sur le film



NOTES DE PRODUCTION

(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers!)

« IL N’Y A QU’UN CHEMIN VERS LA PAIX : L’EXTINCTION DES AVENGERS. » Ultron

AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON est le nouveau chapitre de la fantastique saga de super-héros entamée avec AVENGERS. Les Avengers doivent cette fois sauver le monde de la pire menace que l’humanité ait jamais connue... Inspiré par la célèbre série de comics Marvel publiée dès 1963, AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON réunit les super-héros préférés du public pour la première fois au cinéma depuis la bataille titanesque qui a ravagé New York dans AVENGERS. Ce nouvel opus s’inscrit dans la désormais légendaire lignée des grandes aventures cinématographiques Marvel relatées dans IRON MAN, L’INCROYABLE HULK, IRON MAN 2, THOR, CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER, IRON MAN 3, THOR : LE MONDE DES TÉNÈBRES, CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER, et LES GARDIENS DE LA GALAXIE. AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON poursuit le développement de l’Univers Cinématographique Marvel. La plus extraordinaire équipe de super-héros de tous les temps est de retour sur les écrans, pour livrer son plus formidable combat !

LES FILMS DE TOUS LES RECORDS : L’UNIVERS CINÉMATOGRAPHIQUE MARVEL

En 2014, les studios Marvel ont ajouté à leur palmarès de succès critiques et commerciaux deux nouveaux titres, avec les blockbusters CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER et LES GARDIENS DE LA GALAXIE. LES GARDIENS DE LA GALAXIE, qui inaugurait une nouvelle franchise, a été le plus gros succès de l’année aux États-Unis avec 333,2 millions de dollars de recettes, et 772,8 millions de dollars dans le monde. CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER a fait quant à lui 95 millions de dollars de recettes lors de son premier week-end et a rapporté par la suite plus de 711 millions de dollars à l’international. En 2013, Kevin Feige a produit pour Marvel les méga hits THOR : LE MONDE DES TÉNÈBRES et IRON MAN 3. Les deux films ont fait respectivement plus de 644 millions de dollars et plus de 1,2 milliard de dollars dans le monde depuis leur sortie. En 2012, Kevin Feige a produit le film AVENGERS, salué par la critique et qui a battu le record du meilleur week-end de sortie de tous les temps sur le territoire américain avec 207,4 millions de dollars au box-office en trois jours. Par la suite, le film a fait plus de 1,5 milliard de dollars de recettes dans le monde : AVENGERS est le plus gros succès de toute l’histoire de Disney, à la fois sur le sol américain et à l’international. À l’été 2011, Marvel a lancé avec succès THOR, avec Chris Hemsworth, et CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER, avec Chris Evans. Les deux films se sont classés en tête du box-offi ce à leur sortie et ont rapporté à eux deux plus de 800 millions de dollars de recettes mondiales. En 2010, IRON MAN 2, avec Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle, Scarlett Johansson et Mickey Rourke, a pris la première place du classement lors de son premier week-end avec 128,1 millions de dollars de recettes au box-office américain. Lors de l’été 2008, Marvel a produit les blockbusters IRON MAN et L’INCROYABLE HULK. IRON MAN, dans lequel Robert Downey Jr. enfilait pour la première fois l’armure du super-héros auprès de Terrence Howard, Jeff Bridges et Gwyneth Paltrow, est sorti le 2 mai 2008 aux États-Unis et a connu un succès immédiat.

Resté premier au box-office deux semaines de suite, le film a franchi la barre des 100 millions de dollars lors de son premier week-end d’exploitation. Le 13 juin 2008, Marvel sortait L’INCROYABLE HULK, qui fut le deuxième film du studio à se classer en tête du boxoffice dès sa sortie cet été -là. Kevin Feige, président de Marvel Studios et producteur d’AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, explique les raisons de ces succès sans précédent au box-offi ce au sein d’un univers cinématographique en constante expansion. « Pour tout le monde chez Marvel, l’objectif a toujours été de créer, d’entretenir et de développer des personnages dynamiques qui ont chacun leurs défauts. Ce que l’on aime dans les films Marvel, et en particulier dans la série des AVENGERS, c’est qu’au-delà des films à grand spectacle dont les héros possèdent des superpouvoirs qui font rêver, on a affaire à de fabuleux personnages qui se croisent et interagissent entre eux comme ils ne pourraient jamais le faire si chacun se cantonnait à ses propres films. » Le producteur poursuit : « La raison de notre réussite tient aussi à ce que nous regardons toujours vers l’avenir. À la minute même où nous terminons un projet et ce qui gravite autour, de la production aux résultats que nous espérons obtenir avec ce film précis, en passant par la campagne de lancement, nous passons à l’étape suivante. Nous sommes en permanence en train de réfléchir à deux, trois ou quatre films à l’avance. »

UNE NOUVELLE MENACE

Développer l’histoire d’AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON comportait son lot d’écueils : il fallait s’assurer que tous les événements décrits dans les précédents films Marvel s’inscriraient dans la trame narrative et la dynamique du scénario. Kevin Feige, le producteur, explique : « De nombreux rebondissements ont eu lieu depuis la fi n du premier AVENGERS. Tous les films de la Phase 2 sont sortis ; la maison de Tony Stark a été détruite, il s’est débarrassé du générateur qu’il avait dans la poitrine, il a réévalué sa vie et redéfini son rôle en tant qu’Iron Man. Thor est retourné à Asgard, et il a choisi de ne pas devenir roi. Il revient sur Terre pour protéger l’humanité. Le S.H.I.E.L.D. a été démantelé dans CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER après que l’on a découvert qu’Hydra tirait les fi celles. Tous ces événements ont laissé beaucoup de pistes ouvertes. » Il est essentiel de maintenir une cohérence dans chacune des histoires et d’orienter les intrigues dans une direction qui serve à la fois les franchises individuelles et l’Univers Cinématographique Marvel dans son ensemble. Le producteur exécutif Louis D’Esposito explique : « Nous voulons que chaque film au sein de chaque franchise soit perçu comme rafraîchissant et qu’il possède sa propre identité, tout en s’inscrivant dans la lignée d’événements qui pourront se produire deux ou trois films plus tard. Nous avons eu de la chance de trouver cet équilibre qui permet à la fois aux histoires de partir dans des directions nouvelles et de rester interconnectées grâce à des moments qui assurent la cohésion entre toutes les franchises. Lorsque le premier film AVENGERS est devenu l’un des plus gros succès de tous les temps, notre priorité a été de nous assurer que tous les films conduisant à AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON joueraient un rôle dans la construction de l’histoire. »

La première étape du processus de création de la suite d’AVENGERS a consisté à déterminer quelle orientation l’histoire allait prendre. Le scénariste et réalisateur Joss Whedon y a longuement réfléchi. Consultant sur tous les films Marvel qui ont succédé aux AVENGERS, il explique ainsi son approche de l’Univers Cinématographique Marvel : « Être le ‘conseiller spécial’ Marvel durant ces dernières années a été très amusant. Il était essentiel de conserver pour chaque film le credo des personnages, qui pourrait se résumer à ‘On est sympas, un peu déboussolés, marrants quand vous ne vous y attendez pas et sérieux quand vous ne vous y attendez pas non plus’. Et en même temps, il faut s’assurer que chaque film, et en particulier ceux de la franchise AVENGERS, possède sa propre identité. » Le scénariste et réalisateur poursuit : « La première chose à faire si vous envisagez de créer une suite des AVENGERS, c’est de déterminer précisément où vous allez emmener tous ces personnages. Dans ce film, ils sont très nombreux ! Les Avengers forment un groupe vraiment dysfonctionnel, et j’aimais l’idée de les voir travailler en équipe, ce qui met en évidence qu’ils ne sont pas du tout faits pour ça ! » Il ajoute : « Dans ce film, le monde entier sait désormais qui ils sont ; les gens savent que les super-héros existent, tout comme les méchants et tout un tas d’autres êtres surnaturels. Mais c’est une chance pour moi, car je tenais à faire un film différent, créer une autre dynamique. Le but du premier film était de rassembler les Avengers, alors que dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, l’objectif est de les séparer. »

Joss Whedon précise : « L’Univers Cinématographique Marvel a donné naissance à quantité de personnages formidables joués par de grands acteurs, du coup la difficulté consiste à ne pas se laisser déborder : il ne faut pas que le film paraisse surpeuplé et bourré à craquer. » Il ajoute : « Depuis AVENGERS, quelque chose a changé. Tout le monde connaît leur existence, ils n’ont plus à vivre cachés. Ils ont chacun leur univers, leurs histoires, et ce qui est formidable c’est que l’on n’a pas l’impression d’avoir affaire à une simple liste, à une accumulation de personnages placés les uns à côté des autres. Chacun d’eux est motivé par les autres. Ce sont les duos qu’ils forment dans leur fonctionnement qui rendent le film amusant et encore plus intéressant. » L’écriture minutieuse du scénario et la façon dont les intrigues s’entrecroisent et se rejoignent trouvent leur origine au moment du tournage d’AVENGERS en 2012. Le producteur Kevin Feige raconte : « Notre première discussion sur la future intrigue de ce qui allait devenir le deuxième AVENGERS a eu lieu sur le plateau du premier à Albuquerque. Nous tournions une scène dans le laboratoire où tous les Avengers étaient réunis pour la première fois. Le ton entre eux commençait à monter, ils se disputaient et nous avons mis certains de ces moments géniaux dans la bande-annonce. Pendant l’une de ces journées, Joss a commencé à parler de la suite. Nous avons évoqué Ultron et ce que cette idée pourrait donner. Nous nous sommes dit que Tony, bien sûr, y mettrait son grain de sel, et c’est de cette toute première discussion que tout est parti. »

Le producteur poursuit : « Lors des tous premiers stades du développement, nous avons eu envie du plaisir de retrouver Captain American, Thor, Iron Man, Hulk, Hawkeye, Black Widow et Nick Fury ensemble à nouveau depuis AVENGERS. Ce premier film marquait la toute première fois où ils se rencontraient tous. À présent, ils apprennent à se connaître les uns les autres, ce qui est source de plus de conflits et d’humour – des ingrédients très importants chez Marvel. L’une des grandes réussites de Joss Whedon dans l’écriture de ce film a été d’apparier les personnages de façon complètement inattendue. »

UN ADVERSAIRE DIFFÉRENT

C’est à Joss Whedon que l’on doit la décision de faire d’Ultron le méchant de ce deuxième film, même si la séquence finale d’AVENGERS montrait le personnage de Thanos. Le scénariste et réalisateur développe : « Pour moi, Thanos devait être l’antagoniste du troisième film AVENGERS parce que c’est un vrai dieu. C’est le mal suprême, en lien selon moi avec l e cube cosmique – alors que pour d’autres personnes, ce serait plutôt avec le gant de l’infi ni. Mais les meilleurs crossovers à mon sens sont ceux où fi gure Thanos, et qu’il détruit la vie de tout le monde. L’idée qu’il est donc la source de tout mal me semblait couler de source. »

Joss Whedon poursuit : « Quand les gens l’ont vu dans AVENGERS, ils se sont dit qu’on l’installait comme le prochain méchant. Mais ce n’était pas mon intention. Je voulais juste dire que l’univers était sombre et infi ni et que cette entité y était tapie. Dans mon esprit, le méchant du deuxième film a toujours été Ultron. » Joss Whedon a puisé dans ses souvenirs d’enfance le profi l du personnage. Il se souvient : « Ultron a toujours été un des méchants essentiels des aventures des Avengers depuis que je suis tout gamin. C’est un robot tueur, animé par le mal, qui voue une haine féroce aux Avengers et est capable de se dupliquer. » Le scénariste et réalisateur poursuit : « J’adorais lire les comics sur Ultron, mais quand, une fois adulte, vous vous replongez dedans, vous vous apercevez qu’il se contente de répéter tout le temps : « Je vais vous détruire, je vais tous vous détruire ! » Le côté létal assez simpliste du personnage est fascinant mais il était évident que si je voulais évoquer une menace suprême née de la dissociation entre le fonctionnement de son esprit et la manière dont les sociétés humaines sont organisées, il fallait opérer un virage à 180° et faire de lui un être perpétuellement en colère et sur le point d’exploser. » « Je me suis demandé quelle sorte d’être pourrait avoir en lui autant de rage et comment il pourrait l’exprimer. Et aussi comment apporter de l’humour à un tel personnage. Comment en faire un méchant comme Loki, à la fois sympathique et ayant une certaine profondeur, et dont la manière de voir n’est finale ment pas si erronée que cela... »

Kevin Feige note : « Dans le premier opus, la menace venait de Loki. Il avait une rancœur personnelle contre Thor et c’était un Asgardien très puissant qui s’était arrangé pour avoir le contrôle d’une armée alien, mais dans notre nouveau film nous voulions que la menace soit aussi globale et réaliste que possible. Ultron était le bon choix, parce qu’il est l’un des plus célèbres méchants qu’aient jamais combattu les Avengers. Le fait qu’il puisse se dupliquer, et que chaque double est exactement lui-même, est génial. Il y a des milliers de sous-Ultron ; il est l’un d’eux et peut s’exprimer à travers eux tous. C’est une perspective et une dynamique passionnantes ! »

UNE DIMENSION MONDIALE

Une fois l’histoire en place, les cinéastes se sont dit qu’il était important de lui donner une dimension globale. Kevin Feige explique : « Nous avons toujours considéré les Avengers comme les héros du monde, pas seulement ceux de l’Amérique ou d’une région spécifique. Ce sont des défenseurs de la planète tout entière – et les résultats du premier film montrent qu’ils sont en effet les héros du public de tous les pays. Lorsque nous avons commencé à élaborer l’histoire, nous savions qu’il faudrait élargir notre horizon et emmener les Avengers hors de New York. Une partie de l’action se déroule là-bas, mais ensuite, on part aux quatre coins du monde. C’est une aventure tout autour du globe ! » Le producteur exécutif Jeremy Latcham développe : « Ces films se caractérisent par d’énormes et spectaculaires décors en studio, mais il fallait qu’on en sorte pour aller voir un peu le monde extérieur. Nous avons donné à ce film une dimension encore plus vaste. Nous voulions montrer à l’écran des endroits nouveaux, rarement vus au cinéma comme Séoul, la Corée du Sud, le centre de Johannesburg, l’Afrique du Sud ou la vallée d’Aoste en Italie. Ces lieux apportent de la fraîcheur au film et montrent que les Avengers protègent la planète entière. »

Joss Whedon commente : « AVENGERS avait de l’ampleur, mais je désirais que ce nouvel opus soit encore plus impressionnant, et qu’il ait une envergure mondiale. Nous voulions étudier les Avengers et mesurer l’effet qu’ils ont sur le monde entier. Dans AVENGERS, nous avions réuni l’équipe, ce qui semblait à priori impossible. La question se pose alors de savoir, à présent qu’ils se sont regroupés, qu’ils ont trouvé un mode de fonctionnement et une utilité, comment le monde les perçoit. En quoi cela affecte-t-il leur perception d’eux-mêmes, celle qu’ils ont les uns des autres ? C’est passionnant d’ouvrir un peu le concept et, au lieu d’essayer de recréer les lieux en studio, de se rendre sur place pour ressentir l’ambiance, voir l’architecture, découvrir la vie là-bas. Cela apporte une autre dimension au film, une authenticité qu’on ne peut pas truquer. Quand vous avez autant de personnages en images de synthèse, votre film a besoin d’une dimension palpable et réaliste que l’on obtient grâce aux décors réels. »

AVENGERS : RASSEMBLEMENT !

Joss Whedon explique : « Tous les Avengers du premier film sont réunis, auxquels viennent s’ajouter Vision, Quicksilver et Scarlet Witch. Les acteurs sont tous excellents. Ce sont des monuments, chacun apporte sa force, sa remarquable pierre à l’édifice, et c’est absolument fabuleux pour moi en tant que réalisateur et que scénariste : cela signifie que je peux écrire avec audace, pousser les choses encore plus loin sans m’inquiéter de savoir si les acteurs seront à la hauteur. Tous les personnages sont très humains dans les comics Marvel, c’était très important pour moi quand j’étais gamin et c’est essentiel pour tout le monde, pour les fans, le public et la culture populaire en général. »

Jeremy Latcham, producteur exécutif, commente : « Ce qui nous plaisait dans l’idée de démanteler le S.H.I.E.L.D., c’était que les Avengers ne disposent plus d’une gigantesque organisation gouvernementale pour les épauler. Ils sont livrés à eux-mêmes. Tony Stark les finance, comme on pouvait s’y attendre, mais il fi nit par accepter que Captain America soit leur leader. Et même s’ils ne passent pas tout leur temps ensemble, ils se retrouvent régulièrement et ils ont maintenant un QG officiel : Tony a transformé la Tour Stark en Tour Avengers. » À propos de la place de Tony Stark au sein des Avengers, Robert Downey Jr. déclare en souriant : « Dans toute l’histoire des super-héros, je ne connais que lui qui n’ait jamais de problème d’argent ! Tony paie l’addition – il en a les moyens. Pepper a pris la direction de ses affaires, les choses sont plus stables maintenant, en tout cas davantage que quand Stark dépensait sans trop faire attention. » L’acteur poursuit : « Tony veut pouvoir localiser en permanence les Avengers, cette faction nécessaire à l’équilibre et au maintien de la paix. Il a le sentiment qu’en les réunissant, il peut veiller sur l’équipe et l’entretenir en état de fonctionner tout en continuant à être ce génie de l’invention et de la mécanique qui veut les aider tous à faire encore mieux. Il est dans la position d’un type qui a acheté une équipe de foot et qui veut leur fournir un uniforme neuf, un meilleur équipement et s’assurer de leur sécurité sur le terrain, pour les rendre encore plus forts, plus rapides et plus effi caces. »

Robert Downey Jr. a été séduit par la dynamique qui s’installe entre les Avengers dans cette nouvelle aventure. Il confi e : « C’est aussi ce que j’ai aimé dans le fait de reprendre le rôle du super-héros le plus connu du monde : le scénario développe davantage les relations entre tous les personnages principaux. J’aime bien l’idée que Thor ait une dent contre moi et qu’il finisse par reconnaître que j’ai raison ! Je trouve les rapports entre tous les personnages passionnants et l’histoire fascinante, mais je crois que ce que je préfère, c’est la potentialité des événements que présente cette histoire. » Le producteur exécutif Jeremy Latcham observe : « Dans ce film, Tony Stark subit une très forte pression. Il porte littéralement le poids du monde sur ses épaules. Lorsque le film commence, Wanda a inséré dans son esprit la vision de tous les Avengers morts en un lieu qui n’est pas situé sur Terre. Au loin, on voit la Terre, et il y a des léviathans géants qui volent. Tony Stark est le seul survivant et l’horreur se lit sur son visage. On prend conscience alors de l’angoisse qui est la sienne en permanence et accompagne toutes ses décisions durant le film. Il est le seul à avoir franchi le portail au-dessus de la Tour Avengers, et à avoir vu ce qui se trouve de l’autre côté. Il sait qu’ils sont terriblement sous- équipés sur Terre et que si ces êtres reviennent, ils tueront tout le monde. Que peut-il faire contre ça ? » Tony Stark aime diriger, mais cette fois c’est Captain America qui est davantage aux commandes. Un grand changement dans le fonctionnement des Avengers... Robert Downey Jr. commente : « Il n’y a que deux cas de figure où Tony accepte de ne pas être en position dominante : dans sa relation avec Pepper et dans sa relation avec Captain America. La question se résume à savoir qui est le meilleur pour faire le job, et Tony a beaucoup de qualités, mais Captain America a davantage d’expérience. Tony considère comme une bonne chose d’avoir quelqu’un qui peut lui apprendre à devenir encore meilleur dans ce qu’il a à accomplir, et personne n’a plus l’expérience des combats que Captain America. »

Chris Evans explique : « Captain America est celui qui donne les ordres, mais il ne s’agit pas d’une hiérarchie où il commande et les autres doivent obéir. Lorsque la bataille éclate et que l’équipe a besoin de structure, il n’a aucun mal à définir une stratégie commune. En revanche, au quotidien, la chaîne de commandement est assez vague. Personne n’est officiellement responsable, or Cap apprécie une certaine discipline, un ordre hiérarchique, c’est pourquoi c’est sur le champ de bataille qu’il est le plus à l’aise. » L’acteur poursuit : « Steve Rogers continue à essayer de trouver sa place dans le monde. Il a toujours été soldat et ce rôle lui convient bien. Il aime la discipline, recevoir des ordres et avoir un plan à exécuter, et sans cette rigueur il se sent un peu inutile. Il entretient pourtant encore l’espoir d’avoir une vie en dehors de Captain America, mais cela fait si longtemps qu’il est en service qu’il a du mal à imaginer son existence sans son uniforme et sans le S.H.I.E.L.D. » Joss Whedon observe : « Steve Rogers est un type solide. Il continue à s’interroger sur son identité, ses aspirations et ses valeurs – c’est son combat intérieur. Il cherche à savoir qui il est, quelle est sa vraie place dans ce monde, parce que jusqu’ici il n’a été que soldat, et uniquement cela. Cette évolution est née des conversations que Chris et moi avons eues à propos de Steve Rogers. Cap réalise qu’il n’aura jamais une vie normale et qu’il devra toujours se battre. Je trouve cela un peu triste, mais également très beau. » Kevin Feige précise : « Ce personnage n’a pas forcément les actions les plus spectaculaires du groupe, mais les gens se sentent proches de lui parce qu’il ancre le film dans la réalité, il lui donne une base stable et solide. Captain America est l’un des personnages préférés du public parce que c’est un homme droit, un homme bien qui s’efforce toujours de faire ce qui est juste. Les gens l’acceptent, l’aiment comme il est et ne rejettent absolument pas son côté daté, un peu dépassé. C’est vraiment extraordinaire. Cela s’explique en partie parce que les cinéastes ont complètement intégré cet aspect de sa personnalité et en partie parce que c’est Chris Evans qui le joue, et que Chris est quelqu’un de très sociable, d’affable, et qu’il se sent une vraie responsabilité dans l’interprétation de ce personnage. » Chris Evans admet qu’interpréter Captain America est très gratifiant pour lui. Il confi e : « L’un des avantages lorsqu’on incarne ce personnage, c’est de voir les visages des enfants s’illuminer. Pouvoir jouer un rôle dans leur enfance est un immense honneur. J’ai moi-même grandi avec des héros de cinéma que j’adorais, alors pouvoir à mon tour marquer la mémoire de jeunes spectateurs est un réel privilège. »

Thor, le dieu du tonnerre, est tel que nous l’avions quitté à la fi n de THOR : LE MONDE DES TÉNÈBRES. Chris Hemsworth explique : « Thor vit désormais sur Terre et il s’y sent plus à l’aise maintenant, il connaît mieux et accepte son environnement terrien. On découvre un Thor plus « normal » que dans le passé. C’est agréable car cela laisse la place à davantage d’humour et ça nous permet de le découvrir dans des tenues un peu plus décontractées que la cape et l’armure dans lesquelles on a l’habitude de le voir. » À propos du rôle de Thor, l’acteur déclare : « Il occupe une place centrale dans l’équipe. Il s’est intégré à ce groupe relativement uni et soudé. Thor a une vision d’ensemble du conflit auquel sont confrontés les Avengers. Après la bataille initiale à laquelle ils prennent tous part, Thor utilise ses connaissances d’Asgardien pour contrer les futures menaces qu’il sent se profiler. » Kevin Feige remarque : « Chris Hemsworth est totalement Thor. Il a accompli un travail remarquable dans son incarnation d’un personnage qui sans lui, aurait pu paraître décalé et irréaliste. En dépit de sa cape rouge, de son marteau et de son langage asgardien, Chris humanise le personnage. Thor fait complètement partie de l’équipe tout en représentant un lien clé entre la Terre et tout le reste. Il a été notre guide dans la dimension cosmique de l’Univers Marvel, et dans ce film il continue d’être celui qui possède des connaissances qu’il est le seul à avoir parce qu’il a grandi à l’autre bout de l’univers. Il connaît les histoires, les légendes et les mythologies du cosmos que tout le monde ignore sur Terre, et il est une porte vers une dimension plus vaste et plus grandiose encore de l’Univers Marvel. »

Jeremy Latcham commente : « Chris Hemsworth incarne Thor comme personne d’autre n’aurait pu le faire. Quand on lui communique la date de début de tournage, il se lance dans une préparation intense, avec régime alimentaire spécial et exercice physique. S’il prend trop de muscles, le costume ne lui va plus et il ne se sent pas à l’aise, il lui faut donc vraiment une préparation maîtrisée pour obtenir le bon volume de ces bras et de ce cou impressionnants. Chris a acquis une précision quasi scientifique et il sait comment se transformer en Thor d’une manière rapide et exacte. » Face à tous ces personnages masculins, il y a une femme chez les Avengers : Black Widow. Scarlett Johansson, qui incarne ce personnage adoré du public, explique : « Au début du film, les Avengers mènent leurs affaires courantes comme d’habitude. Mais le monde n’est plus le même : l’humanité est désormais consciente de n’être plus seule dans l’univers. Tout a changé depuis AVENGERS. Bien entendu, les Avengers veillent à la paix dans le monde. Le citoyen ordinaire connaît l’existence des extraterrestres et du voyage dans l’espace. Avant la bataille de New York, les Avengers agissaient clandestinement, tout comme le S.H.I.E.L.D., alors que maintenant, le monde entier les regarde et les juge. Les règles du jeu ont changé pour les super-héros. »

Scarlett Johansson poursuit : « Ce que je trouve excitant dans cette nouvelle aventure, c’est qu’elle révèle un peu plus le parcours de chacun des personnages. Chacun porte le poids de son passé. Aucun d’entre nous n’a réellement choisi ce job, c’est lui qui nous a choisis, et chacun a ses raisons personnelles de se montrer réticent à l’idée d’endosser l’étiquette de super-héros. Chacun a son vécu, son histoire, que le public va pouvoir explorer un peu plus – et je crois qu’il va aimer ce qui va lui être révélé. En en apprenant davantage sur eux, le lien en sera resserré, les gens se sentiront encore plus impliqués dans ce qui leur arrive, dans leurs frictions, leurs rapports entre eux. Ils auront encore plus envie de savoir quel avenir les attend. » Natasha se rapproche davantage de Bruce Banner dans cette histoire, parce qu’ils se trouvent des points communs. Kevin Feige développe : « Il se passe entre eux quelque chose d’émouvant. C’est une relation inattendue, chaleureuse, réconfortante et en même temps assez tragique. Ces deux êtres ont un vécu difficile, mais Joss a su créer une dynamique entre eux qui structure merveilleusement les choses, et qui devient l’un des fils rouge de l’histoire. » L’accueil enthousiaste que les fans ont réservé à Bruce Banner, alias Hulk, dans AVENGERS a été une agréable surprise pour les cinéastes. On lui doit certains moments mémorables du film et quelques grands éclats de rire.

Pour Mark Ruffalo, l’attachement du public au « grand type vert » est inattendu. Il confie : « J’ai été complètement pris au dépourvu par la façon dont le public a réagi face à Hulk et Banner. Il ne s’agit pas d’un rôle facile et de grands acteurs s’y étaient essayés avant moi. Dans AVENGERS, j’ai donc essayé de me fondre dans le groupe des super-héros et de ne pas trop attirer l’attention. J’ai abordé Hulk comme n’importe quel autre rôle. Je me suis efforcé de mettre au point une ligne de conduite et de m’y tenir, en espérant que les gens me suivraient. J’ai été bluffé par l’accueil chaleureux qu’ils m’ont réservé et le fait qu’ils aient réagi avec autant d’enthousiasme. » Kevin Feige commente : « Dans cette nouvelle histoire, Joss voulait que Banner souffre un peu moins de cette haine qu’il a de lui-même. Mark est un homme charmant et attachant dans la vie et en montrant cela sur l’écran dans AVENGERS, on révélait une facette de Bruce Banner que les gens n’avaient pas vue depuis longtemps. Banner a toujours été un scientifique brillant, mais il est sur les nerfs et souffre de cette malédiction qu’est Hulk, dans le premier film. L’une des choses que j’ai préférées dans sa relation avec Tony Stark, c’est que Joss avait fait d’eux des partenaires scientifiques. La sphère Internet et les fans ont adoré l’idée. J’aime quand les spectateurs parlent de ce qu’ils ont envie de voir dans un nouveau film sur les Avengers, ils évoquent ‘Stark et Banner qui pratiquent la science ensemble’. C’est un témoignage puissant de ce qu’a réussi Joss avec le premier film. »

Mark Ruffalo explique : « Bruce Banner s’est installé chez Tony Stark après AVENGERS car il n’avait nulle part où aller. Il a beaucoup voyagé et poursuivi sa route, mais Tony lui a ouvert sa porte. Ils se complètent bien, chacun possède des qualités et des connaissances que l’autre n’a pas. Ils partagent une même compréhension de la science et gagnent beaucoup à combiner leurs projets. Banner était jadis un scientifique rebelle qui a été assez fou pour se soumettre à sa propre expérience. Depuis, il s’est renfermé sur lui-même. Tony et lui sont très similaires, sauf que Tony a réussi là où Banner a échoué. Les expériences qu’il a menées sur son propre corps ont été un succès. Étrangement, Bruce Banner apaise Tony tandis que ce dernier insuffle de l’énergie dans l’existence de son ami. »

Joss Whedon note : « Bruce a passé l’essentiel de sa vie à fuir. À la fi n d’IRON MAN 3, on a pu voir qu’ils étaient amis et passaient du temps ensemble. Il fait donc non seulement partie des Avengers mais travaille également avec Tony sur ses propres projets. Il était important de prendre cela en compte lorsque nous avons conçu les décors du laboratoire, en leur réservant à chacun une zone. Le bureau de Banner est impressionnant, mais celui de Tony l’est encore plus. Grâce à Natasha, Bruce peut désormais plus ou moins contrôler Hulk, qui n’intervient que lorsque l’équipe a besoin de lui. Il porte même – comme le voulait désespérément Mark Ruffalo dans le premier film – un pantalon extensible que Tony a fait faire pour lui. »

Le personnage de Hawkeye, le tireur d’élite, a été développé depuis le premier film. Jeremy Renner commente : « Joss et moi aimons beaucoup ce personnage et nous n’avions pas eu l’occasion de l’approfondir. J’ai donc été ravi lorsque Joss m’a dit que cette fois on allait pouvoir en apprendre davantage et comprendre comment il fonctionne. J’ai exploré plus en profondeur l’humanité de Hawkeye. C’est d’ailleurs cet aspect qui m’avait tout d’abord attiré chez lui, avec ses défauts, ses faiblesses et ses limites. Trouver son humanité a été passionnant. » Joss Whedon commente : « Je trouvais intéressant d’installer cette idée que Hawkeye poursuit un autre objectif, un but plus sombre, ce qui fait qu’il garde une certaine distance par rapport au reste de l’équipe. Lorsque les Avengers prennent conscience qu’ils sont complètement déconnectés de leurs propres sentiments, de leurs passés respectifs, on réalise que la noirceur de Hawkeye tient seulement au fait que c’est un type ordinaire. » Grâce à Tony Stark, Hawkeye a une armure plus évoluée. Jeremy Renner explique : « Il y a plus de technologie, une technologie nouvelle mise au point par Stark. Les flèches ont différentes pointes et je peux faire beaucoup de choses avec. On explique certaines de ces possibilités, on en découvre d’autres visuellement... Avec l’aide de Stark, tout est possible, le monde m’appartient ! »

Même si le S.H.I.E.L.D. a été démantelé, son chef, Nick Fury, rôde toujours dans l’ombre. Samuel L. Jackson explique : « Le S.H.I.E.L.D. est complètement déstructuré, tout le monde a été éparpillé aux quatre vents, et je trouve intéressant de voir comment les Avengers se regroupent pour continuer à sauver le monde. Fury observe les choses de l’extérieur, mais il a quand même un pied dans l’affaire à travers Natasha, la personne en qui il a le plus confiance sur toute la planète depuis toujours. Elle est ses yeux et ses oreilles. »

Toute l’attention des Avengers va se concentrer sur Ultron lorsque celui-ci ravage leur soirée à la Tour Avengers. Le personnage commence par être un amas de métal et de pièces de récupération, mais il fallait par la suite un acteur capable de donner à cette créature robotique une personnalité et un caractère inédit au cinéma. Le casting a cependant été plus facile que prévu, car les cinéastes n’ont pas eu à chercher longtemps pour trouver l’homme de la situation. Kevin Feige raconte : « Quand le projet d’AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a commencé à vraiment prendre forme et que Joss a élaboré ce personnage, il nous a dit qu’il voyait très bien James Spader dans le rôle. James est un merveilleux comédien, et ça a été un de ces moments miraculeux où l’on sent que toutes les pièces du puzzle s’agencent à la perfection. Nous n’avons songé à personne d’autre. James est unique, il a une voix fabuleuse qui transmet l’humour, l’émotion et toute la noirceur d’un tel personnage. Dans les bandes dessinées, Ultron est un robot particulièrement effrayant. Il existe de nombreuses franchises mettant en scène des robots, et nous ne voulions pas que le nôtre y ressemble. Pas question qu’il soit un robot ‘normal’ ! Nous voulions qu’Ultron soit à la limite de la folie et que des émotions brutes bouillonnent en lui, car on ne s’attend pas à cela chez une forme de vie synthétique ! » Le producteur poursuit : « Voilà précisément ce qui rend Ultron intéressant, et au fi l de l’histoire, James Spader donne vie d’une manière vraiment unique à différents corps faits d’assemblages de matériaux technologiques et de métal. Il confère une vitalité incroyable, une formidable expressivité à un visage métallique et à des yeux robotiques, et a créé des voix extraordinaires. »

James Spader se dit ravi de rejoindre l’Univers Marvel pour plusieurs raisons : « Quand j’ai entendu parler du projet, un de mes fils avait 19 ans et il avait adoré les comics et les adaptations qui en avaient été faites au cinéma. De toute ma carrière, je n’avais jamais fait un film que mes enfants puissent voir avant d’avoir un âge certain. À l’époque, mon plus jeune fi ls avait 3 ans, et il s’intéressait déjà au fantastique, alors je me suis dit qu’enfin, j’allais pouvoir faire un film pour mes garçons. » L’acteur poursuit : « Cela fait aussi très longtemps que Robert Downey Jr. et moi sommes amis, nous n’avions pas tourné ensemble depuis des lustres. Je me suis dit que ce serait amusant de se retrouver face à face sur un plateau pour jouer un robot de 2,50 mètres de haut fou de rage qui cherche à le détruire ! » Robert Downey Jr. est ravi lui aussi de retrouver James Spader : « On pourrait dire que la boucle est bouclée... Et c’est une boucle très personnelle pour moi. James Spader a été la première personne que j’ai vue quand j’ai débarqué à Los Angeles, et il m’a pris sous son aile. Il a à peine quelques années de plus que moi. C’est un choix de casting très judicieux, non seulement parce que son nom est sur toutes les lèvres pour des raisons évidentes liées au film, mais aussi parce qu’il est une vraie richesse nationale. Il m’a beaucoup inspiré dans mon travail au fi l des ans. »

Pour James Spader, la complexité du personnage d’Ultron rendait le rôle très intéressant à explorer. Il commente : « Ultron a des capacités hors du commun, il peut avoir accès à tout ce qui relève de la technologie ; tout ce que l’on peut trouver sur Internet

Show more